Un acteur local du regroupement de crédits adossé à la puissance d’un groupement national

Le taux d’usure : Vices de construction ?

Rappel du concept : 

Tout le monde (ou presque) a déjà entendu parler du taux d’usure.

Ce n’est pas le cas  ? Alors voici un rapide rappel . 

Il s’agit du taux maximum légal auquel les établissements de crédits sont autorisés à accorder un prêt. La notion de « taux d’usure » se comprend dans son calcul :

Fixé à la fin du trimestre par la banque de France pour le trimestre suivant ! La lutte contre les abus envers les demandeurs de crédits est à l’origine de ce concept.

La question à soulever désormais est la suivante : 

Pourquoi le taux d’usure pose-t-il un réel problème aujourd’hui jusqu’à parfois entrainer de nombreux refus de prêts ?

Deux faiblesses structurelles du taux d’usure sont identifiées :

  • La première faiblesse tient dans sa formule de calcul basée sur des taux réellement pratiqués MAIS du passé

Or, dans un monde qui change et parfois vite, être obligé de regarder dans le rétroviseur ne serait-ce que de quelques mois peut être contre-productif.       Pourquoi ? La question ici n’est pas de s’interroger sur les composantes du taux global (TAEG),  sujet parfois à interprétations, mais de comprendre l’effet « ciseau » en période de hausse des taux.

Calcul TAEG
Taux d'usure décalage

En pratique : 

En période de hausse des taux, le premier élément taux de base (A) augmente mais pas le dernier élément de la formule (le taux usure) – qui du fait de sa formule n’augmentera que dans quelques mois !

Donc, l’ « espace » laissé aux frais se réduit, au point de pouvoir disparaitre ! Or si la banque et ou le courtier ne peuvent  plus se rémunérer …. 

Le crédit ne sera peut pas être proposé.

Le modèle économique n’est plus viable !

C’est donc ici que l’on mesure la contre- productivité de la formule protectrice en période de hausse des taux.

Cela dit , c’est un phénomène à priori passager, puisque au bout de quelques mois le taux d’usure sera « revalorisé ».

Oui mais non !  Entre-temps en période de hausse prolongée des taux , ce qui est le cas aujourd’hui, le taux de base aura à nouveau augmenté le trimestre suivant , avec le même écueil.

Ce n’est que lorsque le taux de base du marché se sera stabilisé, que le taux d’usure rejouera véritablement  son rôle modérateur de protection du consommateur. 

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