Un acteur local du regroupement de crédits adossé à la puissance d’un groupement national !

Changer son assurance emprunteur

L’organisation du marché de l’assurance emprunteur :

7 milliards d’euros par an, c’est le montant estimé du marché de l’assurance emprunteur. Il se partage entre des acteurs que l’on peut classer en différentes catégories :

  • L’assurance de la banque : c’est la compagnie d’assurance filiale de la banque prêteuse ou l’un de ses partenaires. La souscription d’un contrat prendra le qualificatif d’assurance groupe.
  • L’assurance indépendante de l’organisme prêteur. On parlera alors d’assurance emprunteur déléguée. Dans cette catégorie on pourra aussi distinguer les compagnies elles-mêmes des grossistes qui distribuent et gèrent les contrats pour différentes compagnies.

Quels crédits sont concernés par cette nouvelle possibilité ?

Les crédits dits « immobiliers » souscrits par des personnes physiques pour des biens à usage d’habitation ou usage mixte (habitation et professionnel). Les regroupements de crédits comprenant une part prépondérante de crédits immobiliers (plus de 60%) sont éligibles à la nouvelle législation.

Les crédits exclus de la loi Lemoine ?

Il s’agit de crédits consommation, des regroupements de crédits consommation, ou bien encore de crédits travaux pris séparément d’un crédit immobilier.

Ce n’est pas parce qu’ils sont exclus de cette nouvelle loi qu’il n’est pas possible de changer d’assurance emprunteur. Par contre ce changement ne pourra se faire qu’à la date anniversaire du contrat.

Pourquoi s’intéresser au changement de compagnie d’assurance ?

Les aspects financiers sont très souvent à l’origine du changement d’assurance.

Le coût de l’assurance en valeur absolue : indépendamment de toute autre considération, le coût global d’une assurance sur la durée d’un crédit est élevé. C’est une part majeure du coût global d’un crédit et mérite de l’attention rien que pour cela.

Les différences de tarification entre compagnies : Il apparaît que ce marché présente des offres très différentes en termes de tarification pour des garanties couvertes très comparables. Parler de primés allant du simple au triple n’est pas exagéré. Au cœur de ce débat, la distinction entre les assurances dites de groupe (affiliées par les organismes prêteurs) et les assurances en délégation (indépendante des organismes prêteurs).

 

 

Une visibilité proportionnellement accrue de l’assurance dans le coût d’un crédit : En période de baisse des taux avec des taux d’intérêts très faibles, la part de l’assurance dans le coût du crédit est devenue au fil des ans prépondérantes. Il n’est pas rare d’observer des contrats ou le coût de l’assurance est devenu comparable à celui des intérêts financiers …. 

D’où une visibilité accrue aujourd’hui de l’assurance qui avait été longtemps considérée comme un élément accessoire à subir. Ce phénomène de « visibilité » accrue doublé d’une médiatisation importante à contribué à faire évoluer la législation en matière de changement d’assurance pour faire jouer la concurrence. 

Optimisation du pouvoir d’achat : Optimiser le coût de l’assurance emprunteur (avec des garanties comparables) c’est un gain net et quasi immédiat de pouvoir d’achat.  Ce gain sera d’autant plus conséquent que la durée du crédit sera importante. 

Or la tendance observée des dernières années a souvent montré un allongement des durées des prêts. Les chiffres d’économies potentielles par personnes s’élèvent à des milliers d’euros et sont donc significatifs. Seule une étude au cas par peut permettre d’affiner le gain. Une inconnue cependant est susceptible de diminuer le gain espéré : Il s’agit d’un autre changement induit par la loi Lemoine à savoir la suppression dans certains cas sous conditions du questionnaire de santé. 


Cette simplification des démarches de santé a pour conséquence une baisse potentielle des primes pour des personnes qui sont des anciens malades et qui qui auparavant auraient dû remplir un questionnaire et subir éventuellement une tarification élevée. Par contre cette nouvelle réglementation peut générer une augmentation moyenne des primes applicable à tous les souscripteurs y compris ceux en excellente santé. Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de ces changements.    

Mais une chose reste certaine, la démarche de mise en concurrence vaut la peine d’être effectuée. 

Le média UFC-Que choisir dans son étude de septembre 2022 consacré à ce sujet, évalue le coût de l’assurance à 1/3 du coût global du crédit (21 000 € / 60 000 €). 

Enfin si la décision de changer est prise, elle ne doit générer aucun coût ou pénalités issus de la compagnie d’assurance sortante.